Conducteur de travaux

Extrait du témoignage d'un conducteur de travaux sur le chantier du pont sur l'Orb à Béziers et Chef de secteur pour l'agence Languedoc Roussillon.

Un des aspects les plus intéressants de la fonction de chef de travaux est le management des hommes. Je m'efforce de garder la meilleure relation avec notre personnel d'exécution par l'intermédiaire des chefs d'équipe et de chantier en donnant les objectifs et les encouragements nécessaires comme les sanctions. Afin de mettre les bons hommes au bon moment et au bon endroit, je dois savoir quels ouvriers pourront travailler ensemble, transmettre ou non leur savoir-faire.

 

Un animateur d'équipe :

En assurant le tutorat de stagiaires qui viennent chez nous découvrir le métier, l'entreprise, la réalité des choses, je peux déceler les « éléments » prometteurs. Je n'oublie pas, enfin, les relations tout aussi importantes avec l'ensemble des collaborateurs de l'agence, qui apportent leurs savoirs sur le chantier.

 

 Un gestionnaire :

Après la réunion de transfert avec le service études, je recalcule tous les coûts et annonce un budget prévisionnel avant de démarrer. Périodiquement, un contrôle budgétaire me permet de cerner les améliorations et d'analyser les écarts. J'ai en charge, en étroite collaboration avec les services de l'agence, le suivi de la production, des dépenses, la facturation. Gérer, c'est aussi négocier, notamment les lots sous-traités, les fournitures, les locations. Mon souci permanent est d'obtenir le prix optimal, en cadrant la négociation afin d'avoir le minimum d'aléas extérieurs en cours de travaux.

 

Les relations :

avec le client et le maître d'oeuvre. Les relations sont basées sur la confiance que l'on inspire, la crédibilité, l'honnêteté, mais aussi sur la rigueur et le professionnalisme. Il est important de trouver un équilibre entre la gestion contractuelle et la fonction commerciale.

 

 Un commercial :

Le relationnel commercial prend de plus en plus d'importance en fonction de l'évolution de carrière du conducteur. Il a d'abord des contacts avec le contrôleur de chantier aux réunions de chantier. Puis il acquiert une crédibilité auprès de décideurs qu'il rencontre souvent.

 

Un technicien :

La technique reste primordiale. À mon niveau, il faut toujours maîtriser les matériaux, les techniques et procédés de travail, en phase de préparation du chantier. Cela permet de trouver des astuces et, par la suite, d'appréhender les problèmes.

 

L'interlocuteur de la sécurité :

La sécurité dans nos métiers est une composante aussi importante que les aspects vus précédemment. Je veille à ce que toutes les mesures de sécurité et les méthodes de travail soient prévues et appliquées. En matière de sécurité, nous bénéficions de l'appui du service prévention.

 

Un responsable environnement :

C'est devenu une nouvelle facette du métier. Parmi les nombreuses mesures prises pour prévenir la pollution, on peut citer le suivi du niveau des crues avec un abonnement météo, le ravitaillement en carburant sur une aire spécifique, l'utilisation d'huiles biodégradables pour les matériels de forage...

 

Extrait du témoignage d'un conducteur de travaux sur le chantier du viaduc des Trois bassins sur l'île de la Réunion.

Ce conducteur de travaux avoue son amour des ouvrages d'art. « Ce qui m'intéresse, ce sont les gros chantiers de génie civil au sens large, car j'adore la technique, mais ce que j'aime par-dessus tout ce sont tous les aspects de gestion humaine.»
L'ouvrage des Trois-Bassins constituait donc une espèce de challenge pour David, entré chez Razel en 2000 après douze années passées chez Eiffage en tant que conducteur de travaux.