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Viaduc de la Siagne
un viaduc clavé transversalement par précontrainte
Les deux poutres latérales, ajoutées lors d'une phase d'élargissement, sont liaisonnées à l'ouvrage initial, l'ensemble étant rigidifié au moyen d'entretoises clavées par précontrainte.
Le viaduc de la Siagne, situé à Mandelieu dans les Alpes-Maritimes, permet à l'autoroute A8 de franchir le fleuve éponyme. Cet ouvrage de 70 m de long, constitué de deux tabliers disjoints et indépendants, a été construit en 1959 puis élargi (2 x 15 m) au début des années 1990, afin de permettre un fonctionnement de l'Autoroute A8 à 2 x 3 voies. La travée centrale, de 41 m de portée, est constituée d'un hourdis et de poutres en béton précontraint, alors que les deux travées de rive - qui surplombent un chemin de promenade et une avenue de circulation très fréquentée - sont en béton armé. « L'ouvrage originel et les extensions latérales n'ayant été liaisonnés que par une entretoise centrale pour la travée en béton précontraint, lors de la phase d'élargissement, il en résultait de légers mouvements de surface susceptibles d'engendrer un phénomène de pianotage et, de ce fait, de provoquer des fissures sur l'enrobé ainsi que des dégâts au niveau de l'étanchéité », explique Nicolas Polge, le responsable des travaux de Razel.
Impact minimum sur le trafic
Le Maître d'ouvrage ESCOTA a donc décidé, par prévention, de pérenniser cet ouvrage atypique en créant, sur chacun des tabliers Nord et Sud, des liaisons supplémentaires entre les poutres de la structure d'origine et celles de l'élargissement et à claver le hourdis supérieur ; l'ensemble étant ensuite rigidifié par le biais d'entretoises précontraintes afin de créer un ouvrage unique et homogène. Avec une circulation de 75 000 véhicules/jour, le viaduc de la Siagne est un ouvrage sensible sur le réseau ESCOTA, car situé en zone urbaine. « L'un des critères de jugement des offres était donc la réduction de la gêne aux usagers », poursuit Emmanuel Porre, « ce paramètre obligeant les différents concurrents à imaginer et proposer un minimum de travaux à partir de la chaussée autoroutière ». D'où le choix de la variante préparée par le bureau d'études intégré Techniques & Méthodes. « Ce type de travaux, consistant à réhabiliter ou réparer des ouvrages, est une des cibles de développement de l'agence. C'est le deuxième ouvrage que nous réhabilitons, le premier avait aussi été réalisé par Nicolas Polge », précise Laurent Boursin, directeur de l'agence Provence-Alpes-Côte-d'Azur.




