Viaducs de franchissement du Loir

Loir-et-Cher

 

Razel réalise deux viaducs de franchissement du Loir pour le compte du Conseil général du Loir-et-Cher. Des ouvrages sur lesquels le bureau d'études intégré Techniques & Méthodes déploie son expertise.

 

L'un concerne la déviation de Roche-l'Évèques (OA 1) ; l'autre celle de Vendôme (OA 2). « L'OA 1 est un ouvrage mixte, de 68 m de long, 11 m de large, à deux travées avec pile en rivière. L'OA 2 est un ouvrage mixte de 178 m de long, de 12 m de large, fondé sur deux culées et trois piles, sans pile en rivière », décrit Antonio Ribeirinho, Chef de centre et Directeur du chantier. Le point commun à ces deux ouvrages : « une technique de poussage analogue excepté que l'OA 1 est droit et que l'OA 2 est courbe », précise le Directeur.

 « Concernant l'OA 1, la particularité de la pile centrale est d'être située en rivière. Les culées et cette pile centrale sont fondées sur fondations profondes. Les deux pieux de la pile centrale sont de diamètre 1 200, mesurent 25 m et sont habillés de viroles en béton blanc. Des plongeurs sont intervenus pour régler le fond de la rivière afin d'obtenir un calpinage des viroles le plus judicieux possible », explique Nicolas Boulonne, ingénieur travaux. Quant à l'OA 2, hormis la technique de poussage, la réalisation d'une zone de pré-chargement de 25 000 m³ doit être notée.

 

 

Franchissement du Loir

 

Particularité technique : le poussage 

« Depuis 20 ans, Razel a un brevet que le bureau d'études Technique & Méthodes fait évoluer pour réaliser des dalles par poussage. En fait, les dalles sont fabriquées sur un prolongement de poutres métalliques à l'arrière de la culée et sont poussées en place en laissant un emplacement pour échapper aux gougeons. Cela permet de réaliser une dalle continue et de différer la connexion (la connexion est réalisée une fois la dalle en place, en venant couler un béton de clavage qui va faire la liaison entre la poutre métallique et la dalle, ce qui permet de résoudre un certain nombre de problèmes liés au retrait du béton et au risque de fissuration).  De plus, cette technique a l'avantage d'avoir un poste de travail en sécurité puisque les équipes sont au sol, derrière la culée, et non pas au-dessus du vide.  Sur la manière de réaliser la connexion, Razel en est à sa troisième version. L'innovation, aujourd'hui, concerne la mise au point d'un outil réutilisable pour permettre de réaliser le tunnel de connexion », explique Luc Amoros, Adjoint au Directeur technique Jean-Pierre Commun, Bureau d'études intégré Techniques & Méthodes.

 

 

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